Dans l’atelier du noble-art, installation

En 2011, j’ai suivi pendant quelques semaines les sportifs du Boxing Club Oxygène de Mantes-la-Jolie, dans le cadre d’un projet Boxe-Théâtre initié par le Théâtre du Mantois. C’était ma première rencontre avec la boxe anglaise, ou noble art.

Je me souviens d’avoir traversé un matin la dalle du Val Fourré, pour accéder à l’entrée du Boxing-Club. D’avoir vu s’engouffrer devant moi des enfants, filles et garçons mélangés, dans le gymnase. D’avoir observé les rires aux lèvres et aux bords des yeux, écouté les fermetures éclairs des sacs de sport, vu les bancs se recouvrir de gants, serviettes, bandes, bouteilles d’eau, corps en désordre.
Et soudain la voix du coach, on bouge, un froissement d’air collectif, les pas ordonnés de la course, le silence des corps et des souffles, tout le monde entré dans la danse de l’entraînement.
Qu’ils soient grands, petits, garçons, filles, tous passent par ces heures où le corps souffre et l’esprit souffle, à l’épreuve des frontières de soi. Et c’est cet entraînement que j’ai voulu conter, avec sa rigueur, ses objets, ses rêves, sa grâce et sa noblesse.

 

 

 

 

 

© anne-lise maurice, m.o.m.i., mise à jour le 7 mars 2018 à 14h25

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